Le Matin

Camille Bertrand Le 16 avril 2041

Fermeture du dernier magasin Delahaut : la fin d’une ère

image de l'intérieur du magasin Delahaut de Namur.
Photo du magasin Delahaut dans le centre de Namur

C’est officiel, ce jeudi 14 avril, le dernier magasin Delahaut vient de fermer ses portes. Toujours disponible en vente en ligne, l’enseigne belge n’investira plus dans ses magasins physiques.

Ouvert depuis 1864, la maison Delahaut a connu un franc succès en Belgique. Installé principalement à Namur et à Bruxelles, l’enseigne s’est vue forcée de fermer ses portes. La raison est simple : tous les achats se font désormais en ligne.

“Je n’ai même plus besoin de réfléchir à mes listes”

Notre équipe a interviewé des consommateurs de la marque pour comprendre ce changement. Léo, 24 ans nous dit : “Je n’ai même plus besoin de réfléchir à mes listes. OpenClaw connaît mes habitudes alimentaires et les commandes pour moi. C’est un gain de temps énorme.” ou encore Julie, 33 ans : “J’avais du mal à trouver un équilibre entre une alimentation saine et un budget raisonnable. Je passais toujours des heures à planifier mes courses et à comparer les prix. Aujourd’hui, c'est des heures que je récupère pour moi et mes activités.”. Julie et Léo ne sont pas des cas isolés. Là où les achats en lignes demandait tout de même un effort de recherche rendant l’achat en magasin parfois plus facile, les agents IA comme OpenClaw suppriment toutes difficultés. L’agent peut être programmé pour retenir vos habitudes et préférences, il peut calculer lui-même le budget attitré à un besoin. Il suffit d’un message et l’IA fait le reste. Faire ses achats n’a jamais été aussi simple.

L’entreprise bicentenaire est loin d’être la seule victime. Le bilan est sanglant : 12 commerces ont fermé dans le centre de Namur cette année et personne pour les reprendre. D’après les économistes, la tendance s’installe partout dans le monde et est loin de s’inverser.

Quelle est la conséquence sur les commerces ?

Pour les entreprises ayant suffisamment de moyens pour assurer les livraisons, les ventes restent stables. “Nos chiffres d’affaires n’ont pas diminué sur ces dernières années, au contraire. Par contre, les ventes dans nos magasins physiques ont chuté radicalement. Il y a eu un déplacement de la vente physique vers la vente en ligne.” — Patron anonyme d’une boîte française. Il semblerait même que ce soit les grands gagnants. Leurs chiffres continuent de croître.

À l’inverse, les petits commerces semblent plus fragiles face à ce phénomène. “On a du mal à joindre les deux bouts. Les gens ne se déplacent plus pour acheter. Tout se fait en ligne. C’est un budget en plus qu’on ne peut pas se permettre.” — Patron d’une PME dans le village de Floreffe. Des frais de livraisons qu’ils ne sont pas en mesure d’assurer, c’est la remarque qui ressort chez les petits commerçants.

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