Design fiction — Le case study
Le projet en quelques mots :
Ce projet est un TFA (travail de fin d’année) de 2ᵉ bac. La consigne est d’imaginer les conséquences d’une nouvelle technologie au choix dans un futur proche et de les mettre en situation.
Le processus de création :
La phase d’idéation :
La question
Comme tout projet, la première étape est la phase d’idéation. La consigne étant assez libre, j’ai d’abord commencé par faire de la recherche pour le choix de la technologie. L’IA étant un sujet qui m'intéresse et qui plus est avec beaucoup de ressources à son sujet, c’est donc cette technologie que j’ai choisie. De plus, c’est un sujet qui soulève déjà énormément de questions et qui laisse beaucoup de liberté à l’imagination.
Sur base d’un article d’ADN que je me suis posée la question suivante : Et si les agents IA devenaient un composant par défaut de nos téléphones et ordinateurs ? En d'autres termes, et si nous avions un assistant personnel constamment à disposition ?
L’angle d’approche :
L’IA soulève un grand nombre de polémiques. Coût environnemental titanesque, risque de perte d’emploi massif, respect des données et de la propriété intellectuelle, la manière dont sont entraînées ces IA et les humains qui travaillent derrière… Bref, il y a matière à dire sur le sujet. Pour ma part, j’ai décidé de traiter le sujet par le prisme du rapport entre humain et machine en jouant sur deux aspects : La perte d’esprit critique et d’autonomie du côté de l’humain (remplacé par l’IA) et la perte des liens sociaux.
La structure du site :
Le site est séparé en 3 pages :
La page d’accueil. J’y explique ce qu’est un design fiction, la question retenue et une brève explication sur les agents IA et la différence avec un LLM plus classique.
Une fausse page d’article de journal nommé “Le matin”. J’y présente une conséquence potentielle des agents IA. Dans ce cas-ci, la fermeture des magasins physiques Delahaut mais aussi des magasins physiques de manière plus générale. La cause : les commandes se font directement en ligne par l’agent sans même avoir besoin de vérification de la part de l’utilisateur. Le style narratif de cette page est relativement neutre (bien qu’une réelle neutralité n’existe jamais). L’objectif est d’être le plus fidèle à la réalité afin d’assurer une immersion la plus totale.
L’application de messagerie de Lucas, un jeune homme qui vient de déménager dans une nouvelle ville pour son nouveau travaille (pour lequel il travaille principalement à distance). On y voit quatre conversations : Une avec une IA (nommée ArIA), une avec sa maman, une avec un flirt, Julie et avec un ami de longue date, Thomas. On voit l’influence de l’IA dans chacune de ses relations avec des vraies personnes (perte d'authenticité et d’esprit critique).
Les choix graphiques :
Concernant les choix graphiques, c’est la page d’accueil qui représente le plus l’essence du projet. À nouveau, j’ai un parti pris, je présente les conséquences des liens entre humains et cet agent IA de manière assez péjorative. J’ai donc choisi une ambiance sombre, volontairement oppressante. La silhouette humaine en code binaire représente ce côté parasocial. La manière dont on a tendance à attribuer des qualités humaines à l’IA voir crée un lien un sens unique. Le fait qu’elle s’effondre a pour volonté de montrer justement qu’il ne s’agit pas de la vérité. Pour les yeux maintenant, à nouveau on reprend cette dynamique entre côté humain mélangé au code de la machine mais ceux-ci suivent le mouvement de la souris. L’objectif est d’un côté d’ajouter ce côté oppressant, dérangeant mais aussi de montrer qu’avec un tel outil, tous nos gestes sont surveillés. L’agent connaît vos habitudes alimentaires, agit en votre nom, connais vos situations relationnelles…
Les deux autres pages sont à nouveau volontairement plus “neutres”. L’objectif étant l’immersion, ça n’aurait pas eu de sens de garder cette atmosphère pesante. Une messagerie doit favoriser l’échange mais aussi la confiance et l’article doit paraître crédible et donc sérieux.
Les inspirations :
La mise en pratique :
La phase d’idéation a été la partie la plus complexe de ce projet. Les agents IA et l’IA de manière générale est un sujet très vaste sur lequel il y a énormément de choses à dire. Il fallait faire le tri parmi toutes les idées mais surtout, trouver un point d’intersection entre le sujet, le côté immersif et les contraintes du web. Je ne voulais pas un contenu purement “textuel”, comme une histoire qu’on relate mais je ne pouvais non plus partir dans un concept trop interactif comme un jeu vidéo par exemple. C’est une étape sur laquelle j’ai perdu énormément de temps. J’avais du mal à savoir par où commencer entre le contenu et la forme sachant que les deux seraient étroitement liés. J’ai fini par faire un mélange des deux. J’ai d’abord réfléchi à une idée générale de ce que je voulais raconter, pour ensuite trouver un format qui pourrait correspondre et j’ai écrit le contenu quasiment à la toute fin probablement aussi par manque d’inspiration (majoritairement pour la messagerie, ce n’est pas un format que j’ai l’habitude d’écrire).
Pour le code, la principale difficulté est que, comme je n’avais pas très précisément le contenu, il était difficile d’avoir une idée claire du design et donc de passer au code. De plus, j’avais des idées d’animation que je n’arrivais pas à retranscrire dans Figma. J’ai utilisé le Figma comme un brouillon au lieu de faire un prototype élaboré du site. J’ai du designer directement par le code, sur base d’un brouillon peu avancé. Je n’avais parfois pas une idée claire de la direction que prenait mon site et j’ai probablement perdu aussi beaucoup de temps dans le code. J’ai dû recorriger des bouts de codes par après, ce qui aurait pris beaucoup moins de temps si je savais directement ce que j’allais faire. Ce fut mes deux principales erreurs. À refaire, je m’assurerais d’avoir le contenu fini ainsi qu’un Figma bien propre avant de passer au code.
Les prototypes / étapes de créations :








